Nos
études économiques

Zone euro – Scénario 2026-2027 : normalisation plutôt que rebond

2026-07-16

Malgré la signature d’un protocole d’entente qui réduit le risque extrême pesant sur la hausse des prix énergétiques, l’épisode inflationniste dégrade les perspectives de croissance de la zone euro davantage que celles de ses proches concurrents. Les facteurs de pertes de compétitivité se cumulent et la faiblesse des exportations érode de plus en plus la croissance. Toutefois, la demande domestique résiste, s’appuyant sur une amélioration de l’offre (population active et productivité) et sur un partage plus équilibré de la valeur ajoutée. Bien que profitant moins du supercycle d’investissement mondial, l’accumulation de capital demeure un moteur de la croissance. Avec les salaires qui restent une force désinflationniste, le choc d’offre ne se traduirait pas par une inflation persistante et permettrait une normalisation de la croissance sur un rythme légèrement inférieur au potentiel.

Télécharger la publication - (Format PDF - 758.13 Ko)

Monde – L'actualité de la semaine

2026-07-10

À la suite de la signature du protocole d’accord (Memorandum of understanding, MoU), entre l'Iran et les États-Unis mi-juin, il était clair que la route vers un apaisement pérenne serait longue et semée d’embûches. Se voulant « lucide donc prudent », notre scénario excluait une normalisation rapide au profit d’une reprise seulement progressive des flux maritimes ; il supposait une détente des prix du pétrole, les laissant cependant à un niveau élevé au cours du second semestre 2026 avant de se replier en 2027, tout en restant supérieurs à ce qu’ils étaient avant la guerre.  Or, après une accalmie de courte durée, le golfe Persique s’est de nouveau enflammé.

Télécharger la publication - (Format PDF - 407.56 Ko)

Fintech Outlook | S1 2026 - Hisser la grand voile

2026-07-09

Les tensions géopolitiques n’auront finalement pas trop pesé sur les levées de fonds de la fintech mondiale, bien que la crise iranienne aura tout de même agi comme un puissant révélateur des vulnérabilités structurelles du secteur. Avec des montants en hausse de 16,7%, le premier semestre clôture sur une enveloppe de 29,1 milliards de dollars. Après un mois d’avril difficile, le capital s’est libéré massivement au mois de mai et généreusement au mois de juin. 

Télécharger la publication - (Format PDF - 3.63 Mo)

Allemagne – Le chômage se stabilise dans un marché du travail dégradé

2026-07-08

Le taux de chômage allemand s’est stabilisé en juin, à 6,3%, un nouveau pic depuis celui enregistré lors de la pandémie. Néanmoins, l’Allemagne continue d’afficher une performance relativement solide dans la zone euro, avec un taux de chômage inférieur à celui de la France, de l’Italie et de l’Espagne. La baisse du taux de chômage allemand contribue au déclin du taux de chômage de la zone euro, contrairement à la dynamique haussière à l’œuvre en France. L’emploi recule légèrement sur un an (-0,4 % en mai), reflétant un affaiblissement graduel du marché du travail. Le secteur manufacturier, dont le nombre d’emplois continue de diminuer, reste le principal facteur de faiblesse. 

Télécharger la publication - (Format PDF - 420 Ko)

Italie – Scénario 2026-2027 : éviter le pire, en attendant mieux

2026-07-07

À la lumière des chiffres du premier trimestre, l'année 2026 débute sous de meilleurs auspices. La croissance se montre plus dynamique qu'anticipé, faisant fi d'un mois de mars agité sur le plan international. L'acquis de croissance pour 2026 a été revu à la hausse, et la demande domestique au premier trimestre reste robuste aussi bien du côté de la consommation des ménages que de l'investissement. Face à un environnement géopolitique aussi volatil, se réjouir que le pire n'arrive pas devient la norme.

Télécharger la publication - (Format PDF - 1.24 Mo)

Espagne – Scénario 2026-2027 : une demande interne solide dans un environnement mondial dégradé

2026-07-03

L’économie espagnole continue d’afficher une croissance relativement robuste au premier semestre 2026, soutenue par la consommation privée, l’investissement et le dynamisme des services. Toutefois, le conflit entre les États-Unis et l’Iran altère progressivement l’environnement macroéconomique, sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, du ralentissement du commerce mondial et du durcissement des conditions financières. Dans ce contexte, la demande interne demeure le principal moteur de l’activité, s’appuyant sur un marché du travail encore solide, un niveau d’épargne élevé et des mesures budgétaires destinées à amortir le choc inflationniste. Les exportations de services continuent également de jouer un rôle stabilisateur, notamment grâce au tourisme et aux activités numériques. Malgré ces facteurs de soutien, l’activité devrait progressivement ralentir dans les prochains trimestres, tandis que l’inflation resterait durablement plus élevée qu’anticipé en début d’année.

Télécharger la publication - (Format PDF - 995.3 Ko)

France – Scénario 2026-2027 : la croissance en reflux, dans l’attente d’un réchauffement de la demande intérieure

2026-07-02

L’activité s’est légèrement contractée au premier trimestre, alors même que les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se manifesteront qu’à partir du deuxième trimestre. L’activité ne devrait progresser que faiblement dans les prochains trimestres, et la croissance diminuerait ainsi à 0,6% en 2026 (après 0,9% en 2025), pénalisée par l’atonie de la demande intérieure privée dans un contexte de regain d’inflation et de forte incertitude. L’activité accélèrerait progressivement en 2027, grâce au rebond de la consommation des ménages et de l’investissement privé, mais celui-ci resterait timide, et la croissance n’attendrait que 0,8%. L’inflation culminerait à 1,8% en moyenne annuelle en 2026, puis diminuerait à 1,5% en 2027 au sens de l’indice des prix à la consommation. Le taux de chômage devrait légèrement progresser en 2026, avant de se stabiliser en 2027.

Télécharger la publication - (Format PDF - 1013.01 Ko)

Indonésie – Reclassée ou déclassée ?

2026-07-02

L’Indonésie demeure sous surveillance après la décision de MSCI de repousser à novembre son éventuel reclassement du pays du statut de marché émergent vers celui de marché frontière. Si ce report offre un répit aux autorités, il ne dissipe pas les inquiétudes des investisseurs concernant la transparence du marché boursier, la concentration du capital entre grands conglomérats et acteurs publics, ainsi que la faiblesse du flottant de plusieurs grandes entreprises cotées. Au-delà de l’enjeu technique lié aux indices boursiers, cet épisode met en lumière une dégradation plus large de la gouvernance macro-financière indonésienne.

Télécharger la publication - (Format PDF - 467.79 Ko)