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Investissement Direct Etranger

Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2021 de la CNUCED,  les entrées d'IDE en Turquie ont diminué de 15 % pour atteindre 7,9 milliards d'USD en 2020. Ce ralentissement est principalement dû à l'incertitude économique mondiale causée par la pandémie de Covid-19. Notamment, les IDE se sont redressés vers la fin de 2020 ( 2,3 milliards d'USD au T4), empêchant une baisse plus forte. Les économies européennes ont continué à représenter la majorité des flux entrants (55%), mais les États-Unis (14%) et les économies du Moyen-Orient (7%) et de l'Asie (6%) ont également été des investisseurs importants. Parmi les transactions notables, citons un investissement de 200 millions d'USD par Metric Capita (France) dans une unité de fabrication de produits pharmaceutiques et l'acquisition par la Qatar Investment Authority d'une participation de 10 % dans une société de courtage en valeurs mobilières, également évaluée à 200 millions d'USD. Le stock d'IDE s'élevait à 212 milliards USD en 2020.  La finance, la fabrication et l'énergie font partie des secteurs qui attirent le plus d'IDE en Turquie, représentant plus de 60% du total des stocks. En termes de stocks, les Pays-Bas sont en tête avec 16,1% de l'investissement étranger total, suivis des États-Unis avec 7,6% et des pays du Golfe - principalement le Qatar - avec 7% (Banque centrale de la République de Turquie).

La Turquie a adopté une série de réformes législatives pour faciliter les investissements étrangers, comme la création du Bureau des investissements de la présidence de la République de Turquie, vitrine des efforts entrepris pour attirer les opérateurs étrangers. Les flux d'IDE se sont améliorés grâce au développement de partenariats public-privé pour les grands projets d'infrastructure, des mesures de rationalisation des procédures administratives et de renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, de la fin du filtrage des IDE et des réformes structurelles menées dans le cadre du processus d'adhésion à l'UE. Les facteurs entravant le développement des IDE comprennent l'instabilité de la lire turque, comme en témoignent les crises monétaires qui ont éclaté d'abord en août 2018 puis en octobre-novembre 2020, portant sa valeur à des niveaux historiquement bas, l’inflation qui a atteint des taux à deux chiffres et la proximité des conflits au Moyen-Orient. Néanmoins, le classement de la Turquie dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale a continué de s'améliorer, la Turquie étant classée 33e sur 190 économies en ce qui concerne la facilité de faire des affaires en 2020, en hausse de 10 positions par rapport à l'année précédente. Les améliorations concernant les paiements d'impôts ont notamment aidé la Turquie à obtenir un meilleur résultat cette année.

 
 
Investissement Direct Etranger 201820192020
Flux d'IDE entrants (millions USD) 12.8409.2907.880
Stocks d'IDE (millions USD) 145.734161.993211.573
Nombre d'investissements greenfield* 217217203
Value of Greenfield Investments (million USD) 16.0503.9044.425

Source : CNUCED - Dernières données disponibles.

Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.

Comparaison internationale de la protection des investisseurs Turquie Europe de l'est & Asie centrale Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 9,0 7,5 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 5,0 5,0 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 6,0 6,8 9,0 5,0

Source : Doing Business - Dernières données disponibles.

Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.

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Pourquoi choisir d'investir en Turquie

Les points forts

Avantages pour les IDE en Turquie :

  • Les tentatives répétées de la Turquie pour rejoindre l'Union européenne ont contribué à établir l'adoption de règlements et de normes commerciales européennes, ce qui a libéralisé considérablement l’économie.
  • Dans la continuité de ces réformes, le gouvernement s’attelle à attirer les IDE dans la technologie, les textiles, les services (santé, éducation, transport en commun), les télécommunications, la construction navale, l'électronique et les bio-technologies.
  • Par sa vitalité démographique, le pays dispose d’une population jeune qui s’émancipe au sein d’une classe moyenne en plein développement (pouvoir d’achat en hausse) et orientée vers la consommation.
  • De plus, le coût relativement bas de la main-d'œuvre constitue un avantage supplémentaire de la Turquie.
  • Enfin, la Turquie dispose d’une situation géographique de choix et lui permet d’être un hub régional entre l’Europe, l’Asie et la zoné économique MENA.
  •  Le marché turc compte 85 millions de consommateurs
Les points faibles

Les principaux points faibles de l’économie turc sont :

  • Une bureaucratie lourde et difficile à appréhender
  • Des changements fréquents dans l'environnement juridique et réglementaire
  • Une forte dépendance à l'égard des exportations et des importations d'hydrocarbures
  • Un rythme des réformes économiques et politiques qui a ralenti récemment
  • L'incertitude du taux de change et des conséquences d’une dette publique augmentant toujours plus
  • Une proximité/exposition aux conflits en Syrie et en Irak qui augmente les risques sécuritaires
  • Des risques géopolitiques régionaux élevés
  • Des troubles et des conflits politiques croissants
  • Plongée de la monnaie et forte inflation
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement turc a joué un rôle important dans les initiatives visant à faire du pays une destination plus attrayante pour les investissements étrangers et les opérations commerciales. Le gouvernement turc propose un programme complet d'incitations à l'investissement : incitations générales, régionales, stratégiques et basées sur des projets.

Le programme d'incitations de la Turquie offre les avantages suivants aux investisseurs : réduction de l'impôt sur les sociétés ; exemption des droits de douane ; exemption de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et remboursement de la TVA ; soutien des primes de sécurité sociale de la part de l'employeur ; déduction de la retenue d'impôt sur le revenu ; attribution de terrains ; et soutien des taux d'intérêt pour les prêts à l'investissement.

Le programme d'incitations donne la priorité aux secteurs de haute technologie, à forte valeur ajoutée et compétitifs au niveau mondial et comprend des programmes d'incitation régionaux visant à réduire les disparités économiques régionales et à accroître la compétitivité. Les autres objectifs principaux sont de réduire le déficit des comptes courants et le chômage, d'augmenter le niveau des instruments de soutien, de promouvoir les activités de regroupement et de soutenir les investissements visant à promouvoir le transfert de technologies.
Les entreprises étrangères peuvent bénéficier d'incitations à la recherche et au développement (R&D) si la R&D est menée en Turquie.
La Turquie cherche à encourager l'esprit d'entreprise et les petites et moyennes entreprises (PME).  Par l'intermédiaire de l'Organisation pour le développement des petites et moyennes entreprises (KOSGEB), le gouvernement turc offre diverses incitations aux idées innovantes et aux technologies de pointe.
Le Conseil de la recherche scientifique et technologique de Turquie (TUBITAK) dispose de programmes spéciaux pour les entrepreneurs dans le secteur technologique, et la Fondation turque pour le développement technologique (TTGV) a des programmes qui fournissent des prêts de capitaux pour les projets de R&D et/ou couvrent les dépenses liées à la R&D.

Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site web du Bureau d'investissement de la présidence de la République de Turquie.

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Les opportunités d'investissement

Les secteurs économiques clés
Industrie
La Turquie est un pays riche en ressources naturelles : bore, charbon, fer, zinc, chrome, cuivre, argent. L'exploitation de ces ressources est encore peu développée et représente de nombreuses opportunités. Cela peut également déboucher sur des opportunités dans l'industrie lourde. Les infrastructures sont également en mesure d'offrir bon nombre de possibilités d'investissement. Les secteurs de l'agro-alimentaire et du textile sont aujourd'hui demandeurs en équipements. D'autre part, on peut compter parmi les secteurs clés l'automobile et notamment le marché de la fourniture d'équipements automobiles, ainsi que la santé promise à un développement certain. Enfin, il convient de rappeler que le marché turc compte 70 millions de consommateurs.

Services
Le tourisme représente un secteur clé du pays, même s'il est déjà très développé sur les côtes méditerranéennes, la région de la capitale et la Cappadoce. Malgré son développement actuel, le secteur du tourisme dispose encore d'un potentiel important. Enfin, la position géographique de la Turquie offre de belles opportunités dans le domaine de la logistique, du transport et de l'assurance.
Les secteurs à fort potentiel
  • Chimie - Plasturgie
  • Energie
  • Agro-alimentaire
  • Emballage
  • BTP / Second-œuvre
  • Télécoms
  • Minerais
  • Sous-traitance industrielle
  • Automobile
Les programmes de privatisation
Consulter le site de la Direction turque de l'administration de la privatisation
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
Tenders Info, Appels d'offres en Turquie
Globaltenders, Appels d'offres et projets en Turquie
DgMarket, Appels d'offres dans le monde
 

Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres

Les secteurs monopolistiques
Médias, transport, service postal.
Les secteurs en déclin
Textile, agriculture.
 

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