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Mike CAMUS
Responsable International Desk Moyen-Orient, Turquie
Mike CAMUS
Responsable International Desk Moyen-Orient, Turquie
Dernière mise à jour, janvier 2026
L’International
Desk Moyen-Orient assure l'accompagnement des clients entreprises du groupe Crédit
Agricole sur l'Arabie Saoudite pour la réalisation de leurs opérations sur
place, notamment par des conseils réglementaires et bancaires, l’assistance
pour l’ouverture de comptes, la mise en place de financements et la création et
l’implantation d’une entité locale.
Pour
les prestations non bancaires, l’International Desk propose l’appui de ses
partenaires leaders de l’internationalisation des entreprises (Business France,
Conseil D’affaires Franco-Saoudien, Altios).
Généralités
Le Royaume d’Arabie Saoudite est un pays riche en
hydrocarbures et membre éminent du GCC (Gulf Council Committee). Il n'y a pas
de contrôle des changes ou de réglementation des devises qui interfèrent avec
les affaires en Arabie Saoudite. De plus Le Ministère de l’Investissement
(MISA) a récemment assoupli les règles pour obtenir une licence d'investisseur
étranger. Les nombreuses réformes entreprises par le Royaume renforcent
l’attractivité du pays et l’implantation des sociétés étrangères.
Il est important de noter qu’il existe un décalage
avec l’Occident concernant le Week-end : vendredi et samedi.
En 2016, le Royaume a lancé le plan « Vision 2030 »
dans un but ambitieux de réformer l’économie et la société saoudienne. Le
Royaume encourage entre autres les projets qui visent une diversification de
l’économie et les projets d’investissement locaux créateurs d’emplois.
Tous les investisseurs étrangers doivent posséder une
licence délivrée en vertu de la règlementation saoudienne « Foreign
Investment Law ». Avant de commencer à faire des affaires en Arabie
saoudite, un investisseur étranger doit obtenir une licence d'investissement
étranger de l'Autorité générale saoudienne pour l'investissement (MISA). Différents
types de licences sont délivrés aux investisseurs étrangers en fonction de
l'activité qu'ils entendent exercer en Arabie saoudite (licence industrielle,
licence de services, licence commerciale, licence de construction…).
Le MISA vérifie
entre autres si le projet « contribue au développement de l’économie
nationale et au développement durable ». Si dans certains secteurs
d’activités, l’investisseur étranger peut détenir jusqu’à 100% du capital d’une
entreprise saoudienne, certaines activités industrielles et dans les services
restent fermées à l’investissement étranger.
Le Royaume développe pas moins de 200 méga projets à
travers le pays et offre de nombreuses opportunités aux entreprises françaises.
A noter que les autorités saoudiennes
sont désireusesx de voir s’implanter les entreprises étrangères dans le pays
notamment les PME.
L'Arabie saoudite dépend presque entièrement du
pétrole, la croissance du PIB étant étroitement liée à la croissance réelle du
pétrole. Après une récession en 2023 (-0,8 % du PIB) due à la baisse de la
production pétrolière et à la baisse des prix du pétrole, le royaume a renoué
avec la croissance en 2024, avec un PIB réel en hausse de 1,3 % par rapport à
l'année précédente, selon les données gouvernementales préliminaires. La
croissance hors pétrole a largement dépassé celle du PIB global, progressant de
4,3 %, tandis que les activités pétrolières ont reculé de 4,5 % et les
activités gouvernementales ont progressé de 2,6 %. Selon le FMI, la croissance
globale du PIB devrait s'accélérer pour atteindre 4 % en 2025.
Moyens de paiement & spécificités bancaires
Pour les opérations avec le secteur privé, le dollar
américain est le plus fréquemment retenu en raison de sa parité fixe avec le
riyal saoudien, mais l’euro est de plus en plus accepté. Lors de contrats
passés avec des entreprises publiques, le riyal saoudien (SAR) est souvent
imposé ; il est alors impératif de prévoir une clause d’indexation, de
préférence, sur le dollar américain ou sur l’euro, mais avec une garantie de
change.
Nous recommandons le crédit documentaire confirmé.
Les délais de paiement sont majoritairement à 30 jours.
Le risque de retard de paiement n’est pas négligeable avec
l’ensemble des administrations publiques saoudiennes, y compris les agents qui
fournissent les administrations publiques. Le retard de paiement est moindre
sur le secteur privé et souvent pour des problèmes administratifs.
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