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Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les entrées d'IDE ont atteint USD 38,9 milliards en 2025, en hausse de 43,6 % en glissement annuel, ce qui fait de l'Inde la douzième destination mondiale. À la fin de la même période, le stock total d'IDE s'élevait à USD 559,0 milliards. Les IDE ont joué un rôle central dans le développement de l'Inde, en apportant d'importantes ressources financières hors dette, en facilitant les transferts de technologie et en générant des opportunités d'emploi. Selon les données du ministère du Commerce, les IDE dans le secteur des énergies renouvelables de l'Inde ont augmenté de 50 % pour atteindre USD 3,76 milliards lors de l'exercice 2023-24, contre USD 2,5 milliards lors de l'exercice 2022-23, le cumul des IDE depuis l'exercice 2010-11 atteignant USD 17,07 milliards. Le secteur de l'électricité a également connu une forte croissance, avec une hausse de 144 % à USD 1,7 milliard lors de l'exercice 2023-24, contre USD 697,92 millions l'année précédente. En revanche, les IDE dans le pétrole et le gaz naturel ont chuté de 81 % à USD 32,57 millions en 2023-24, contre USD 171,65 millions l'année précédente. Sur la période avril 2020-septembre 2024, les flux d'IDE se sont principalement dirigés vers le secteur des services (16,3 %), les logiciels et matériels informatiques (15,1 %), le commerce (6,5 %), les télécommunications (5,6 %), l'industrie automobile (5,3 %) et les activités de construction (infrastructures) (5 %). Par pays, Maurice (25,0 %), Singapour (23,6 %), les États-Unis (9,6 %), les Pays-Bas (7,4 %), le Japon (6,1 %) et le Royaume-Uni (5 %) ont été les principaux investisseurs. Les IDE au premier trimestre de l'exercice 2024-25 ont atteint USD 6,9 milliards, contre USD 4,7 milliards à la même période de l'année précédente, selon le dernier rapport de la Reserve Bank of India. Cette croissance a été alimentée par une hausse de 26,4 % en glissement annuel des IDE entrants bruts, qui ont totalisé USD 22,5 milliards au premier trimestre de 2024-25. L'un des plus grands projets annoncés en 2024 a été le partenariat entre la Powerchip Semiconductor Manufacturing Corporation (PSMC) de Taïwan et Tata Electronics pour construire la première usine de semi-conducteurs de l'Inde au Gujarat, avec un investissement pouvant atteindre USD 11 milliards, soutenant l'objectif de New Delhi de stimuler la production nationale de semi-conducteurs.

Ces dernières années, l'Inde a mis en œuvre d'importantes réformes économiques structurelles visant à améliorer l'environnement des affaires. Ces réformes comprennent la libéralisation des restrictions à l'investissement étranger, la mise à jour des lois sur la faillite et le travail, l'abolition de l'imposition rétroactive et le remplacement des taxes frontalières entre États par une taxe nationale sur les biens et services. En outre, afin de simplifier la conformité fiscale des start-ups et des investisseurs étrangers, la loi de 1961 relative à l'impôt sur le revenu a été modifiée en 2024 pour supprimer l'« angel tax » et réduire le taux d'imposition sur les revenus des sociétés étrangères. Néanmoins, la persistance de mesures protectionnistes freine l'expansion du commerce bilatéral et pose des difficultés aux producteurs indiens cherchant à s'intégrer dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Ces mesures comprennent l'application de certains des droits de douane les plus élevés parmi les grandes économies, la promotion de la localisation de la production pour favoriser l'« autosuffisance », et la mise en œuvre de normes et de réglementations propres à l'Inde qui excluent de fait les biens et services étrangers. Les investisseurs mondiaux s'intéressent généralement à l'Inde principalement en raison de sa démographie, mais aussi de la stabilité de ses indicateurs, qu'il s'agisse de l'inflation, du déficit budgétaire ou de la croissance. Cependant, le pays conserve plusieurs lois restrictives sur l'investissement étranger, une bureaucratie excessive et des niveaux élevés de corruption. Néanmoins, compte tenu de la démographie croissante de l'Inde et de ses immenses marchés du commerce électronique et de la technologie, l'activité dans ces deux domaines devrait croître dans les années à venir. Les IDE entrant en Inde sont soumis soit à la « voie automatique », soit à la « voie gouvernementale ». La majorité des secteurs relèvent de la voie automatique, où les investisseurs étrangers doivent seulement notifier la banque centrale de l'Inde, la Reserve Bank of India (RBI), et respecter les lois et réglementations nationales applicables au secteur concerné. À l'inverse, les investissements dans certains secteurs sensibles, comme la défense, font l'objet d'un examen dans le cadre de la voie gouvernementale. Cela nécessite l'approbation préalable du ministère de tutelle du secteur concerné, ainsi que l'accord du DPIIT (Département de la promotion de l'industrie et du commerce intérieur). L'Inde se classe 39e sur 133 économies à l' Indice mondial de l'innovation 2024 et 126e sur 184 pays au dernier Indice de liberté économique.

 
 
Investissement Direct Etranger 202320242025
Flux d'IDE entrants (millions USD) 28.08327.08638.891
Stocks d'IDE (millions USD) 537.049547.234558.998
Nombre d'investissements greenfield* 1.0621.0891.037
Value of Greenfield Investments (million USD) 89.513111.13574.116

Source : CNUCED - Dernières données disponibles.

Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.

Comparaison internationale de la protection des investisseurs Inde Asie du sud Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 8,0 5,8 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 7,0 5,0 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 7,0 7,4 9,0 5,0

Source : Doing Business - Dernières données disponibles.

Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.

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Pourquoi choisir d'investir en Inde

Les points forts

Avantages pour l'IDE en Inde :

  • Régime démocratique profondément enraciné et très efficace, qui garantit un environnement politique calme et stable
  • Administration bien développée et système judiciaire indépendant, ainsi qu'une vaste géographie, faisant du pays un réservoir de ressources
  • Main-d'œuvre instruite, travailleuse et qualifiée (ingénieurs, cadres de direction, comptables et juristes). 
  • L'Inde abrite une base de consommateurs en croissance constante, ce qui en fait l'un des plus grands marchés mondiaux de biens manufacturés et de services. 
  • Proximité des principaux sites de production, des principaux fournisseurs et faibles coûts de développement. Ces facteurs en font une base efficace à partir de laquelle les multinationales peuvent exporter vers d'autres marchés émergents à forte croissance. 
  • Transparency International a accordé aux entreprises indiennes le premier rang parmi les multinationales des marchés émergents en matière de transparence et de conformité.
Les points faibles
  • Les incertitudes persistantes concernant la province du Cachemire
  • Un manque criant d’infrastructures se fait sentir et ralentit le développement de ce pays-continent.
  • De même, la lourdeur et la lenteur des procédures administratives au niveau fédéral rendent compliquée l'exécution de toute réforme économique.
  • L'immensité de son territoire fait de l’Inde un pays vulnérable aux catastrophes naturelles qui peuvent à tout moment paralyser un pan entier de l’économie nationale.
  • L'Inde est également confrontée à des problèmes liés à la corruption (en particulier au niveau fédéral) et à des pressions politiques, selon le parti au pouvoir, tant au niveau régional que national.
  • Enfin, la réglementation du travail reste rigide et parmi les plus complexes au monde.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement indien offre des incitations à l'investissement fiscales et non fiscales dans des secteurs spécifiques (par exemple l'électronique) et des régions (région du Nord-Est, Jammu-et-Cachemire, Himachal Pradesh et Uttarakhand). Il a également créé des incitations pour que les entreprises manufacturières s'installent dans les zones économiques spéciales (ZES), les zones nationales d'investissement et de production (NIMZ) et les unités orientées vers l'exportation (EOU). En outre, chaque gouvernement d'État dispose de sa propre politique, offrant des incitations supplémentaires à l'investissement, notamment des prix du foncier subventionnés, des taux d'intérêt attractifs sur les prêts, des tarifs réduits pour l'approvisionnement en électricité, des allègements fiscaux, etc. Les banques de développement du gouvernement central et les banques de développement industriel des États proposent des prêts à moyen et long terme pour les nouveaux projets.

Le gouvernement a récemment assoupli la politique en matière d'IDE dans divers secteurs, par des mesures telles que le relèvement du plafond d'investissement étranger, l'assouplissement des conditions d'investissement et le placement de nombreux secteurs sur la « voie automatique » (par opposition à la « voie gouvernementale », qui nécessite l'approbation du Foreign Investment Promotion Board). Des réformes visant à assainir le système bancaire ont été mises en œuvre, mais elles demandent du temps et peuvent avoir une incidence sur l'offre de crédit. D'autre part, alors que le déficit budgétaire et la dette publique restent élevés, le gouvernement a pris des mesures pour les réduire. La plus notable de ces initiatives est l'introduction de la GST (Good and Services Tax), qui vise à accroître les recettes fiscales et à rendre l'économie plus compétitive à long terme. Les secteurs qui ont bénéficié de l'ouverture comprennent l'immobilier, la banque privée, la défense, l'aviation civile, le commerce de détail monomarque et l'information télévisée.

Afin de positionner l'Inde comme un pôle mondial de conception et de fabrication de systèmes électroniques (ESDM) et de poursuivre la vision de la Politique nationale de l'électronique (NPE) 2019, trois programmes, à savoir le Production Linked Incentive Scheme (PLI), le Scheme for Promotion of Manufacturing of Electronic Components and Semiconductors (SPECS) et le Modified Electronics Manufacturing Clusters Scheme (EMC 2.0), ont été notifiés.

Pour plus d'informations, consulter le site d'Invest India, l'agence officielle de promotion et de facilitation des investissements du gouvernement indien.

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Les opportunités d'investissement

Les secteurs économiques clés
Il existe 12 secteurs champions : mobilier modulaire, jouets, transformation alimentaire (par exemple plats prêts à consommer), produits agrochimiques, textiles (par exemple fibres synthétiques), climatiseurs, biens d'équipement, produits pharmaceutiques et composants automobiles
Le secteur des services est de loin le plus dynamique en Inde. Il représente 48,9 % du PIB. L'Inde est la quatrième puissance agricole mondiale. L'agriculture représente 18,3 % du PIB et emploie 43 % de la population active (Banque mondiale). Le pays est également le quatrième producteur de charbon au monde. Dans l'industrie manufacturière, le textile joue un rôle prédominant. L'industrie chimique est le deuxième secteur industriel et contribue à hauteur de 3 % à l'industrie chimique mondiale. Enfin, les secteurs des nouvelles technologies (logiciels) et des télécommunications sont en plein essor. L'Inde est la première destination mondiale de la gestion des processus métiers (BPM), qui représente 8 % du PIB de l'Inde (Invest India).

Pour plus d'informations, consulter Invest India.

Les secteurs à fort potentiel
Services aéroportuaires, manutention au sol, ordinateurs et périphériques, services éducatifs, énergie électrique, équipement de transmission, transformation alimentaire, machines-outils, équipement médical, équipement pour la mine et le traitement des minerais, machinerie pour champs de pétrole et de gaz, équipement de contrôle de la pollution, sécurité, équipements de télécommunications, machineries textiles, eau, énergies renouvelables, infrastructures et services urbains (accès à l’eau, traitement des déchets), électricité, cosmétiques, et produits de luxe.
Les programmes de privatisation
L'Inde privatise son vaste secteur public, en grande partie non rentable : télécommunications, infrastructures publiques, transport aérien, ports, etc.
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
Banque asiatique de développement, Appels d'offres en Asie
DgMarket, Appels d'offres dans le monde
 

Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres

Les secteurs monopolistiques
L’Inde détient de grands monopoles d’État dans l’énergie (ONGC), les chemins de fer (Indian Railways) et les télécoms (BSNL).
Les secteurs en déclin
Agriculture.
 

Trouver de l'aide pour des informations complémentaires

Les agences d'aide à l'investissement
INVEST INDIA (Agence nationale de promotion et de facilitation des investissements)
Portail sur la facilitation de l'investissement étranger (Ministère du commerce et de l'industrie)
Département de la promotion de l'industrie et du commerce international
Les autres ressources utiles
Fondation pour l'équité de la marque en Inde (IBEF)
Ministère des Finances
Ministère du commerce et de l'industrie
Les guides de l'investisseur
Guide commercial de l'Inde (Le Département du commerce des États-Unis)
Guide pour faire des affaires en Inde (RSM)
Rapport Doing Business in India (UK India Business Council)
Guide des taxes indiennes, Deloitte (en anglais)
Faire des affaires en Inde - UHY (en anglais)
 

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