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Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2021 de la CNUCED, les entrées d'IDE ont atteint un niveau record de 64 milliards de USD en 2020, enregistrant une augmentation de 27 % par rapport à 2019 (où les IDE avaient atteint 51 milliards de USD). Le stock d'IDE a atteint 480 milliards de USD en 2020. L'Inde se classe au 5e rang des 20 principales économies d'accueil d'IDE et elle est le plus grand hôte de la sous-région ; le pays représente historiquement 70 à 80 % des entrées dans la région.
Au milieu de la lutte de l'Inde pour contenir la pandémie de COVID-19, des investissements solides via des acquisitions dans les TIC (logiciels et matériel) et le secteur de la construction ont soutenu les IDE. Les fusions et acquisitions transfrontalières ont augmenté de 83 % pour atteindre 27 milliards de dollars, avec des transactions importantes dans les domaines des TIC, de la santé, des infrastructures et de l'énergie. Les principales transactions comprennent l'acquisition de Jio Platforms par Jaadhu (États-Unis) pour 5,7 milliards de dollars, l'acquisition de Tower Infrastructure Trust par Brookfield (Canada) et GIC (Singapour) pour 3,7 milliards de dollars et la vente de la division électrique et d'automatisation de Larsen & Toubro India pour 2,1 milliards de dollars. La fusion d'Unilever India avec GlaxoSmithKline Consumer Healthcare India pour 4,6 milliards de dollars y a également contribué.
Au cours de l'année, l'Inde a assoupli les réglementations administratives applicables aux investisseurs étrangers dans certains secteurs industriels en supprimant l'exigence d'approbation par la Reserve Bank of India sous certaines conditions. La croissance globale des IDE en Inde tient à ses nombreux atouts, notamment son haut degré de spécialisation dans les services, avec une main d'œuvre qualifiée, anglophone et bon marché et un marché potentiel d'un milliard d'habitants. Singapour, Maurice, les Pays-Bas, le Japon, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne sont les principaux pays investisseurs en Inde. Les investissements ont été principalement orientés vers les services, les logiciels et matériels informatiques, les télécommunications, le commerce, l'industrie automobile, la construction, la chimie.

L'Inde s'est classée 63e sur 190 pays dans le dernier rapport Doing Business, publié en 2020 par la Banque mondiale, une amélioration significative par rapport à l'année précédente, où elle se classait 77e. Ainsi, l'Inde a rejoint la liste des 10 économies qui ont fait le plus de progrès pour la troisième année consécutive. Le pays a mené un effort de réforme remarquable, et compte tenu de la taille de l'économie du pays, ces efforts de réforme sont particulièrement louables. Depuis leur mise en œuvre, plus de 2 000 entreprises ont utilisé la nouvelle loi. Les investisseurs mondiaux se concentrent généralement sur l'Inde principalement en raison de sa démographie, mais aussi pour ses baromètres stables, qu'il s'agisse d'inflation, de déficit budgétaire ou de croissance. Cependant, le pays a encore plusieurs lois restrictives sur les investissements étrangers, une bureaucratie excessive et des niveaux élevés de corruption. Néanmoins, compte tenu de la démographie croissante de l'Inde et des énormes marchés du commerce électronique et de la technologie, l'activité dans les deux domaines devrait croître dans les années à venir. Parmi les investissements les plus importants de ces dernières années figure la fusion de Sony Pictures Networks India, une filiale de Sony Pictures Entertainment Inc., et de Zee Entertainment Enterprises pour 1,575 milliard de dollars.

 
 
Investissement Direct Etranger 201920202021
Flux d'IDE entrants (millions USD) 50.55864.07244.735
Stocks d'IDE (millions USD) 426.959480.228514.292
Nombre d'investissements greenfield* 701403455
Value of Greenfield Investments (million USD) 29.78823.97615.727

Source : CNUCED - Dernières données disponibles.

Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.

Comparaison internationale de la protection des investisseurs Inde Asie du sud Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 8,0 5,8 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 7,0 5,0 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 7,0 7,4 9,0 5,0

Source : Doing Business - Dernières données disponibles.

Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.

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Pourquoi choisir d'investir en Inde

Les points forts
  • L'Inde dispose d'un régime démocratique fortement enraciné et très efficace, ce qui assure un environnement politique serein et stable.
  • L’Inde a une administration bien développée et un système judiciaire indépendant, ainsi qu’un vaste territoire, faisant du pays une mine d'or en terme de ressources naturelles.
  • La main-d'œuvre y est instruite, dévouée et qualifiée (ingénieurs, personnel de gestion, comptables ou encore avocats).
  • Avec une classe moyenne en pleine expansion, l'Inde dispose avant tout d'une base de consommateurs immense, ce qui en fait l'un des plus grands marchés mondiaux de produits manufacturés et de services.
  • En outre, l'Inde offre la proximité des principaux sites de fabrication, des fournisseurs clés comme la Chine et des coûts de développement globalement peu élevés. Ces facteurs en font une base efficace à partir de laquelle les sociétés qui y sont implantées peuvent exporter vers d'autres marchés émergents à forte croissance, comme les Émirats arabes unis.
  • Enfin, selon Transparency International les entreprises indiennes figurent en tête du classement des multinationales des marchés émergents en termes de transparence et de conformité.
Les points faibles
  • Les incertitudes persistantes concernant la province du Cachemire
  • Un manque criant d’infrastructures se fait sentir et ralentit le développement de ce pays-continent.
  • De même, la lourdeur et la lenteur des procédures administratives au niveau fédéral rendent compliquée l'exécution de toute réforme économique.
  • L'immensité de son territoire fait de l’Inde un pays vulnérable aux catastrophes naturelles qui peuvent à tout moment paralyser un pan entier de l’économie nationale.
  • L'Inde est également confrontée à des problèmes liés à la corruption (en particulier au niveau fédéral) et à des pressions politiques, selon le parti au pouvoir, tant au niveau régional que national.
  • Enfin, la réglementation du travail reste rigide et parmi les plus complexes au monde.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement de l'Inde fournit des incitations fiscales et non fiscales aux investissements dans des secteurs spécifiques (par exemple l'électronique) et dans certaines régions (région du Nord-Est, Jammu-et-Cachemire, Himachal Pradesh et Uttarakhand). Il a également créé des incitations pour les entreprises manufacturières dans les zones économiques spéciales (SEZ), les zones nationales d'investissement et de fabrication (NIMZ) et les unités orientées vers l'exportation (EOU). De plus, le gouvernement de chaque État a sa propre politique, fournissant des incitations supplémentaires à l'investissement, y compris des prix fonciers subventionnés, des taux d'intérêt intéressants sur les prêts, des tarifs réduits sur l'approvisionnement en électricité, des avantages fiscaux, des prêts à moyen et à long terme pour de nouveaux projets, etc.

Le gouvernement a récemment assoupli la politique d'IDE dans divers secteurs par des mesures telles que l'augmentation de la limite des investissements étrangers, l'assouplissement des conditions d'investissement et la mise en place de nombreux secteurs  sur la « voie automatique » (par opposition à la « voie gouvernementale », qui nécessite l'approbation de la Commission de promotion de l'investissement étranger). Des réformes visant à assainir le système bancaire ont été mises en œuvre, mais elles demandent du temps et risquent d’impacter l’offre de crédit. Par ailleurs et si le déficit fiscal et la dette publique restent importants, le gouvernement a entrepris des mesures pour les réduire. La plus remarquable de ces initiatives est l’instauration de la GST (Good and Services Tax), qui vise à doper les recettes fiscales et à rendre l’économie plus compétitive à long terme. Les secteurs qui ont profité de la détente comprennent l'immobilier, les banques privées, la défense, l'aviation civile, la vente au détail de marque unique et des journaux télévisés.

Afin de positionner l'Inde comme un centre mondial pour la conception et la fabrication de systèmes électroniques (ESDM) et de faire avancer la vision de la politique nationale sur l'électronique (NPE) 2019, trois programmes, à savoir le programme d'incitation lié à la production (PLI), le programme de promotion de la fabrication de composants électroniques et de semi-conducteurs (SPECS) et le programme de grappes de fabrication électronique modifiées (EMC 2.0) ont été notifiés.

Pour plus d'informations, consultez le site web de Invest India, l'Agence officielle de promotion et de facilitation des investissements du gouvernement de l'Inde.

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Les opportunités d'investissement

Les secteurs économiques clés
Il existe 12 secteurs champions : le mobilier modulaire, les jouets, la transformation alimentaire comme les aliments prêts à consommer, les produits agrochimiques, les textiles comme les fibres synthétiques, les climatiseurs, les biens d'équipement, les produits pharmaceutiques et les composants automobiles
Le secteur des services est de loin le plus dynamique en Inde. Il représente 48,9% du PIB. L'Inde est la quatrième puissance agricole du monde. L'agriculture représente 18,3% du PIB et emploie 43% de la population active (Banque mondiale). Le pays est également le quatrième producteur de charbon au monde. Dans l'industrie manufacturière, le textile joue un rôle prédominant. L'industrie chimique est le deuxième secteur industriel et contribue à hauteur de 3% à l'industrie chimique mondiale. Enfin, les secteurs des nouvelles technologies (logiciels) et des télécommunications sont en plein essor. L'Inde est la première destination mondiale en matière de BPM, qui représente 8% du PIB indien (Invest India).

Pour plus d'informations, consultez le site Invest India.

Les secteurs à fort potentiel
Services aéroportuaires, manutention au sol, ordinateurs et périphériques, services éducatifs, énergie électrique, équipement de transmission, transformation alimentaire, machines-outils, équipement médical, équipement pour la mine et le traitement des minerais, machinerie pour champs de pétrole et de gaz, équipement de contrôle de la pollution, sécurité, équipements de télécommunications, machineries textiles, eau, énergies renouvelables, infrastructures et services urbains (accès à l’eau, traitement des déchets), électricité, cosmétiques, et produits de luxe.
Les programmes de privatisation
L'Inde a privatisé, en partie, son important secteur public : télécommunications, infrastructures publiques, aéroports, ports, etc.
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
Tenders Info, Appels d'offres en Inde
Banque asiatique de développement, Appels d'offres en Asie
DgMarket, Appels d'offres dans le monde
 

Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres

Les secteurs monopolistiques
Le gouvernement exerce un contrôle par le biais de restrictions sectorielles sur les investissements étrangers dans des secteurs sensibles, tels que la défense et les médias, mais aussi les chemins de fer, la production et la distribution d'électricité (bien qu'elle soit lentement privatisée actuellement), l'assurance vie et médicale (bien qu'elle s'ouvre aussi lentement), la fabrication d'armes, les explosifs, l'énergie atomique et l'aérospatiale.

En outre, les investissements étrangers en Inde sont interdits dans les secteurs ou activités suivants: les loteries, les jeux et paris, les fonds de chit, les sociétés de nidhi, le commerce de droits d'aménagement transférables, les activités immobilières ou la construction de fermes, la fabrication de cigares, de chérubins, de cigarillos et de cigarettes, de tabac ou de produits de substitution du tabac, les activités ou secteurs qui ne sont pas ouverts aux investissements du secteur privé, tels que l'énergie atomique et l'exploitation ferroviaire, la collaboration technologique étrangère sous quelque forme que ce soit, y compris l'octroi de licences pour des franchises, des marques commerciales et des noms de marque. Les contrats de gestion sont également interdits pour les entreprises de loterie et les activités de jeu et de paris.
Les secteurs en déclin
Agriculture.
 

Trouver de l'aide pour des informations complémentaires

Les agences d'aide à l'investissement
INVEST INDIA (Agence nationale de promotion et de facilitation des investissements)
Portail sur la facilitation de l'investissement étranger (Ministère du commerce et de l'industrie)
Département de la promotion de l'industrie et du commerce international
Les autres ressources utiles
Fondation pour l'équité de la marque en Inde (IBEF)
Ministère des Finances
Ministère du commerce et de l'industrie
Les guides de l'investisseur
Guide commercial de l'Inde (Le Département du commerce des États-Unis)
Guide pour faire des affaires en Inde (RSM)
Rapport Doing Business in India (UK India Business Council)
Guide des taxes indiennes, Deloitte (en anglais)
Faire des affaires en Inde - UHY (en anglais)
 

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