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Investissement Direct Etranger

L'économie belge se caractérise traditionnellement par un niveau élevé d'investissement direct étranger (IDE). Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 publié par la CNUCED, les entrées d'IDE en Belgique ont été négatives à hauteur de USD 26,8 milliards en 2025, après une baisse supplémentaire par rapport aux USD 13,9 milliards négatifs enregistrés un an plus tôt. À la fin de la même période, le stock d'IDE s'établissait à USD 564,5 milliards. Les principaux pays investisseurs restent la France, les États-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie (par pays investisseur ultime - données OCDE). Les investissements continuent d'être principalement orientés vers les activités financières et d'assurance, l'industrie manufacturière, les services professionnels, scientifiques et techniques et les activités de services administratifs et de soutien. Selon les dernières données de l'OCDE, les entrées d'IDE en Belgique ont été négatives à hauteur de USD 9,9 milliards au premier semestre 2024, principalement en raison de mouvements de prêts intragroupes, les filiales résidentes ayant consenti des prêts à leurs sociétés mères étrangères.

L'attractivité de la Belgique pour les investissements peut être attribuée à sa position géographique stratégique au carrefour des principaux marchés européens, à la qualité de ses infrastructures de transport, de logistique et de télécommunications, à son commerce spécialisé dans les produits semi-transformés et semi-finis, à une main-d'œuvre multilingue et qualifiée et à un pouvoir d'achat élevé. La stabilité de la société, la qualité de la main-d'œuvre et des infrastructures attirent les projets. Il n'existe actuellement aucune limite à la détention ou au contrôle par des étrangers en Belgique et aucune distinction n'est faite entre les entreprises belges et étrangères. Toutefois, à compter du 1er juillet 2023, les nouvelles règles belges de filtrage des investissements étrangers sont entrées en vigueur. Toute opération signée à partir de cette date doit faire l'objet d'une notification obligatoire préalable à la finalisation auprès de la Commission interfédérale de filtrage (CIF) belge. La réglementation s'applique aux transactions par lesquelles un investisseur étranger acquiert le « contrôle » d'une entité stratégique belge ou acquiert des droits de vote (10 % ou 25 %, selon le secteur) dans une telle entité. Les seuils de notification varient selon le secteur concerné, notamment la santé, l'énergie, les transports, l'intelligence artificielle, l'industrie aérospatiale, les médias, les biotechnologies, etc. En septembre 2024, le Service public fédéral belge a publié un rapport sur les tendances et la politique en matière d'investissements étrangers au cours de la première année du mécanisme belge de filtrage des IDE. Au cours de la période concernée, la CIF a reçu 68 notifications, approuvant 53 investissements sans condition et en laissant 15 en suspens. Aucune mesure corrective ni aucun blocage d'investissement n'est intervenu. Le délai moyen entre la notification et le début de la phase I était de six jours, 44,1 % des dossiers débutant dans un délai d'un jour. L'examen de phase I a duré 31 jours en moyenne, des informations complémentaires ayant été demandées dans quatre cas. Le filtrage de phase II a été engagé dans cinq cas, dont quatre sont toujours en suspens. Les investisseurs américains ont été les plus actifs, représentant 43,4 % des investissements, suivis du Royaume-Uni (29 %) et de la Suisse (5,3 %). La plupart des notifications concernaient des acquisitions complètes ou des acquisitions de contrôle, 16,2 % étant des restructurations internes. Les principaux secteurs concernés étaient les données (15,1 %), la santé (15,1 %), les infrastructures numériques (11,6 %), les transports (10,5 %) et les communications électroniques (8,1 %). Globalement, le climat des affaires en Belgique est considéré comme favorable et le pays se classe 16e sur 180 économies dans le dernier Indice de perception de la corruption et 46e sur 184 pays dans le dernier Indice de liberté économique, ainsi qu'au 24e rang de l'Indice mondial de l'innovation 2024.

 
 
Investissement Direct Etranger 202320242025
Flux d'IDE entrants (millions USD) 27.509-13.874-26.793
Stocks d'IDE (millions USD) 568.384515.528564.480
Nombre d'investissements greenfield* 194208120
Value of Greenfield Investments (million USD) 4.5695.1517.856

Source : CNUCED - Dernières données disponibles.

Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.

Comparaison internationale de la protection des investisseurs Belgique OCDE Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 8,0 6,5 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 6,0 5,3 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 7,0 7,3 9,0 5,0

Source : Doing Business - Dernières données disponibles.

Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.

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Pourquoi choisir d'investir en Belgique

Les points forts

Les atouts de la Belgique en matière d'attraction des IDE comprennent :

  • Situation commerciale et stratégique optimale entre le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France
  • Forte orientation vers l'exportation, avec les grands ports d'Anvers (deuxième d'Europe) et de Zeebrugge
  • Économie diversifiée, axée sur les services financiers, le commerce, l'agroalimentaire, la chimie et la production pharmaceutique
  • Présence d'institutions européennes, d'organisations internationales et de groupes mondiaux
  • Main-d'œuvre bien formée grâce à l'enseignement professionnel, multilinguisme
Les points faibles

Les points faibles de la Belgique comprennent :

  • Tensions politiques et financières entre la Flandre et la Wallonie
  • Structure institutionnelle complexe et multiples niveaux administratifs
  • Forte dépendance à l'égard de l'économie d'Europe occidentale : exportations de biens et services = 87 % du PIB, dont près de 60 % vont vers le reste de l'UE
  • Lourde dette publique (parmi les 4 pays de l'UE dont le taux d'endettement est le plus élevé)
Les mesures mises en place par le gouvernement

Les incitations à l'investissement et les subventions sont généralement gérées séparément par les trois régions belges de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie. Dans leurs politiques d'investissement, les gouvernements régionaux mettent l'accent sur la promotion de l'innovation, la recherche et le développement, les économies d'énergie, la protection de l'environnement, les exportations et, surtout, l'emploi. En général, toutes les incitations régionales et nationales sont accessibles aux investisseurs étrangers et nationaux aux mêmes conditions.
Les entreprises investissant en Belgique peuvent bénéficier de diverses réductions et exonérations fiscales :

  • une exonération de 85 % du revenu net pour les revenus d'innovation provenant de brevets, de logiciels protégés par le droit d'auteur et de droits d'obtenteur. Cela signifie que les entreprises menant leurs propres activités de R&D peuvent bénéficier d'une déduction fiscale pouvant atteindre 85 % sur les bénéfices futurs générés par des droits de propriété intellectuelle (ce qui se traduit par un taux d'imposition effectif de 5,1 % sur les bénéfices éligibles).
  • déduction pour investissement pour les investissements en nouveaux actifs
  • une exonération fiscale fédérale pour un certain nombre de subventions accordées par les Régions
  • une exonération fiscale de 80 % sur les salaires relatifs à l'emploi de chercheurs qualifiés. Pour bénéficier de cette exonération, le projet de R&D doit être déclaré et approuvé par le Service public fédéral de programmation Politique scientifique (Belspo).


Pour de plus amples informations, consultez le site Internet Business.Belgium.

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Les opportunités d'investissement

Les secteurs économiques clés
  • Alimentation : l'industrie alimentaire constitue un secteur majeur de l'économie. Les plus grands groupes alimentaires mondiaux sont présents en Belgique (Danone, InBev, Coca-Cola, Kraft Foods Belgium, Nestlé, Materne, Ferrero, etc.).
  • Biotechnologies : environ 140 entreprises sont actives dans les biotechnologies en Belgique. Les universités et les centres de recherche ont tissé des liens étroits avec les acteurs économiques pour développer ce secteur d'avenir.
  • Secteur immobilier : Bruxelles offre une situation stratégique, un marché immobilier attractif et la présence d'importantes instances décisionnelles européennes, ce qui en fait le siège idéal pour les grandes entreprises. Des centaines de multinationales – principalement américaines et japonaises – ont leur siège européen en Belgique.
  • Transport et logistique : la Belgique est l'emplacement idéal pour une base logistique, un siège ou un centre de distribution en Europe continentale. Les infrastructures, les compétences et les équipements informatiques constituent un environnement idéal et une tête de pont pour conquérir le marché européen.
  • Automobile : au cours des 20 dernières années, la Belgique a produit en moyenne 1 000 000 de véhicules par an, dont la plupart sont destinés à l'exportation. La Belgique est un acteur clé de l'assemblage de véhicules. Avec des usines telles qu'Opel Anvers, Ford Genk, Audi Forest/Bruxelles, Volvo Europa, Van Hool (autobus) et Truco, la Belgique occupe une place solide sur le marché de la production.
  • Le secteur des technologies de l'information et de la communication est dynamique en Belgique, notamment grâce à la qualité des infrastructures de télécommunication.
  • Aérospatiale : l'industrie belge joue un rôle clé dans le secteur aérospatial. De nombreux aéronefs portent l'empreinte du savoir-faire belge : Airbus, Boeing, le F-16, le Rafale, le Falcon 7X, les programmes spatiaux Ariane 4 et 5, les satellites d'observation de la Terre SPOT, pour n'en citer que quelques-uns. Dans son plan de développement économique, la Région wallonne promeut spécifiquement la compétitivité dans l'industrie aérospatiale.
Les secteurs à fort potentiel
Le secteur des services a connu une croissance significative. Le pays est passé d'une production lourde à la fabrication de produits finis plutôt que de l'acier, des textiles et des matières premières. La Belgique importe les marchandises de base ou intermédiaires, y ajoute de la valeur grâce à un système de production avancé puis réexporte les produits finis. À l'exception de ce qui reste de ses réserves de charbon, la Belgique ne dispose pas de ressources naturelles significatives. Le secteur des énergies renouvelables se développe en tenant compte des objectifs fixés par l'Union européenne, mais reste sous-développé.
Les programmes de privatisation
Actuellement, la Belgique n'a aucune privatisation programmée, bien que des discussions soient en cours au sujet d'une éventuelle privatisation de la banque publique Belfius et de la participation de l'État dans l'opérateur de télécommunications Proximus. Malgré les appels à ouvrir le secteur ferroviaire belge aux entreprises privées, le gouvernement a annoncé en septembre 2020 que la SNCB resterait le seul opérateur ferroviaire pour les dix prochaines années.
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
EBP, Marchés publics et projets en Belgique
Tenders Info, Appels d'offres en Belgique
TED - Marchés publics européens, Appels d'offres européens
 

Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres

Les secteurs monopolistiques
En Belgique, les secteurs de la poste (bpost) et des chemins de fer (SNCB) sont restés sous contrôle public.
Les secteurs en déclin
Construction, acier, énergie nucléaire.
 

Trouver de l'aide pour des informations complémentaires

Les agences d'aide à l'investissement
Business Belgium
Les autres ressources utiles
L’Agence pour le Commerce extérieur
AWEX (Agence d'aide à l'export pour la région de wallonie)
Les guides de l'investisseur
Investir en Belgique (Thomson Reuters Practical Law)
Doing Business in Belgium
Expatica - Guide pour investir en Belgique
 

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