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Le consommateur

Le profil du consommateur
La population algérienne est relativement jeune, même si le nombre de personnes âgées augmente. L'âge médian est de 28.9 ans, soit environ 3 ans de plus qu'il y a 10 ans (CIA). Le taux de croissance de la population en 2025 est de 1.32% (Banque mondiale). En moyenne, on compte entre 4.5 et 5 personnes par ménage selon les estimations, un chiffre relativement élevé (Conjoncture DZ). Les femmes représentent 49.0% et les hommes 51.0% de la population, 75.8% des Algériens vivant en zone urbaine en 2025. Le nord du pays, proche de la côte, est plus densément peuplé que le centre et le sud. Les principales villes sont Alger, Oran, Constantine et Annaba. Le niveau d'éducation en Algérie était considéré comme l'un des pires au monde selon l'OCDE, mais il s'est récemment amélioré. Selon les données officielles, il y avait 7.94% d'analphabètes en 2021. Moins de 40% des adultes de 25 ans et plus ont réussi le secondaire (PNUD, 2015-2019). Cependant, le nombre d'étudiants inscrits à l'université augmente.
Le pouvoir d'achat

Le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat (PPA) a atteint 18,586.3 USD en 2025 (Banque mondiale), ce qui traduit un niveau de pouvoir d'achat relativement faible par rapport à de nombreuses économies émergentes. Selon la dernière enquête sur les salaires publiée par l'Office national des statistiques (ONS) de l'Algérie, le salaire mensuel net moyen était de 43,500 DZD en 2022, contre 61,300 DZD dans le secteur public et 35,200 DZD dans le secteur privé..
La consommation des ménages s'est fortement redressée depuis la pandémie : les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 3.9% en termes réels en 2024, pour atteindre 14,901.7 milliards de DZD en valeur courante (ONS)..
L'Algérie s'est classée 141e sur 148 économies dans le Rapport mondial 2025 sur l'écart entre les sexes du Forum économique mondial, avec un score de 0.614. Le classement 2025 met en évidence des écarts persistants en matière de participation économique et de représentation politique des femmes, malgré des progrès dans certaines dimensions de la parité entre les sexes.

Le comportement de consommation
En Algérie, il est difficile de dire que le pays est une société de consommation. Généralement, la consommation est déterminée par le prix, étant donné que l'organisation des dépenses est importante. Les achats sont souvent réalisés auprès de petits détaillants, même si les supermarchés se développent. Toutefois dans les grandes villes on peut trouver des centres commerciaux. Depuis la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, l'inflation et les pénuries alimentaires ont eu un impact négatif sur la confiance des consommateurs. Le commerce en ligne se développe, surtout depuis la pandémie de Covid-19, et les consommateurs sont de plus en plus attirés par des moyens d'achat plus simple et plus rapide. Toutefois, les paiements en ligne sont encore délaissés au profit des paiements en liquide réalisés après la commande. En règle générale, les consommateurs sont ouverts aux produits internationaux. Cependant, le gouvernement a lancé une campagne pour promouvoir les produits locaux.

En termes de fidélité, même si l'image de marque peut être un important déterminant d'achat, les consommateurs sont prêts à aller ailleurs si le prix est plus juste. Environ 60% de la population a internet et est active sur les réseaux sociaux (Data Reportal, 2022). Cependant, les décisions d'achat sur les réseaux ne sont pas aussi développées qu'en Europe ou aux Etats-Unis.

L'agriculture biologique et non intensive attire une infime partie de la population. Les habitudes alimentaires se modifient pour aller vers une alimentation plus riche en graisse animale et en sucre. Le marché de l'occasion est très répandu, à la fois pour le prêt à porter mais aussi pour l'ameublement et les véhicules. L'économie collaborative se développe, notamment avec Airbnb et des sites de covoiturage.

Le recours au crédit à la consommation
Le crédit à la consommation connaît un développement progressif depuis sa réintroduction. En 2025, la réglementation a été élargie pour permettre le financement de certains services.
Les principales banques proposent des crédits pouvant atteindre 1,5 million de dinars sur des durées allant jusqu’à 60 mois. Ces financements sont principalement destinés aux véhicules, à l’électroménager et à l’équipement du logement.
Les secteurs de consommation porteurs
Tabac, soins des cheveux, soins de la bouche, beauté, soins solaires, produits spécifiques pour enfants et nourrissons, parfum, lave-vaisselle, internet, vêtements pour homme, jeux vidéos, industrie agro-alimentaire.
Les associations de consommateurs
Ministère du Commerce , Liste des associations de protection de consommateurs
 

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Importation et distribution

Les procédures d'importation
Les formalités de dédouanement en Algérie s'articulent autour de deux points :

  1. le dossier de dédouanement qui doit comporter : la facture domiciliée auprès d'une banque agréée en Algérie ; la copie du registre du commerce de droit Algérien ; la copie de la carte fiscale délivrée par les services fiscaux territorialement compétents ; tout autre document exigible comme formalité administrative particulière, ou pour le bénéfice d’ un avantage fiscal lié à un régime préférentiel.
  2. la procédure de dédouanement.

Pour en savoir plus les procédures d'importations, consulter le site du Minsitère de commerce et de la promotion des exportations.

Les procédures spécifiques à l'importation
Il est interdit d'importer des armes à feu, des explosifs, des médicaments, certains produits pharmaceutiques (environ 260 au total), certaines catégories de matériel médical simple et tout type de matériel d'occasion. L'importation de produits à base de porc est également interdite pour des raisons religieuses. Les distributeurs doivent obtenir une autorisation du ministère de la Santé pour importer et vendre des médicaments. Les produits alimentaires entrant dans le pays doivent avoir au moins 80% de leur durée de conservation.

 Consultez le site web de la Douane algérienne dédié à ces questions pour plus d'informations.
Les réseaux de distribution
L'Algérie est le 4ème plus grand marché de l'épicerie de détail en Afrique et le deuxième en Afrique du Nord (Trendtype). Bien que le marché de la distribution a longtemps été dominé par les entreprises publiques, les magasins traditionnels ont désormais pris le relais en Algérie, avec un réseau relativement développé, principalement pour la vente en gros et la vente au détail. Malgré une urbanisation croissante, les épiceries traditionnelles restent le canal de distribution le plus populaire.

Les entreprises privées contrôlent le marché de la distribution à 95% (avec une forte participation des investissements européens), et les épiceries ainsi que les petits supermarchés sont répartis sur l'ensemble du territoire algérien. Selon les estimations de Numidis, la branche de vente au détail et distribution de Cevital - le groupe privé le plus important -, les réseaux de distribution modernes ne représentent que 3% des ventes annuelles. Le secteur moderne de l'alimentation au détail est très fragmenté. Parmi les détaillants internationaux, seule la chaîne française Carrefour est présente.

En raison de la pandémie de Covid-19, les détaillants alimentaires modernes se sont concentrés sur le développement de supermarchés et de supérettes, généralement situés dans des quartiers très peuplés. La pandémie a également accéléré la performance du commerce électronique (Euromonitor).
Les acteurs de la distribution
Le secteur de la distribution en Algérie est très fragmenté, dominé par une multitude de petites épiceries indépendantes et de vendeurs informels, difficiles à recenser. L'Algérie a un système de distribution qui se répartit entre les entreprises publiques et privées. Les entreprises étatiques vendent essentiellement des denrées alimentaires en gros, des produits pharmaceutiques et des matériaux industriels importés, bien que certaines entreprises privées soient également actives dans ces secteurs. En termes de commerce de détail, la plupart des distributeurs sont des entreprises privées, à savoir les commerçants informels dans les petits commerces.
Numidis, connu en Algérie sous la marque UNO, est un détaillant national, filiale du groupe algérien Cevital, le plus gros groupe privé en Algérie agissant dans le secteur de l'agro-alimentaire, la distribution, l'industrie et les services. Il y a aujourd'hui 23 magasins UNO dans le pays : 5 hypermarchés, 1 supermarché, 16 aires de services, 1 échoppe (Cevital, dernières données disponibles). En raison du volume élevé de points de vente modernes indépendants, Numidis détient une part de marché relativement faible (Euromonitor, 2021).

Selon les dernières données disponibles du registre algérien du commerce, en 2016 il y avait 1 415 commerces de détail dans le pays en 2016, 38 hypermarchés et 232 supermarchés.
Les organismes de la vente au détail
Ministère Algérien du Commerce

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Gérer une entreprise

Types d'entreprise

La société à responsabilité limitée (SARL)
Nombre de partenaires et d'associés : De 2 à 20 associés (1 actionnaire et 1 administrateur). Le maximum de détention par des étrangers est désormais de 100% excepté les sociétés de négoce (importation pour la revente en l'état) et les sociétés relevant des industries militaires, pharmaceutiques, énergies et mines, et transports, qui elles restent assujetties à la règle des 51/49% (51 algérien-s et 49 étranger-s).
Capital minimum et/ou maximum : 100 000 DZD divisés en actions (1 000 DZD par action) minimum entièrement souscrit et libéré.
Responsabilité des associés : La responsabilité est limitée au montant des apports.
La Société par Actions (SPA)
Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 7 actionnaires. Le maximum de détention par des étrangers est désormais de 100% excepté les sociétés de négoce (importation pour la revente en l'état) et les sociétés relevant des industries militaires, pharmaceutiques, énergies et mines, et transports, qui elles restent assujetties à la règle des 51/49% (51 algérien-s et 49 étranger-s).
Capital minimum et/ou maximum : 1 million DZD entièrement payés / 5 millions DZD en cas d'appel public a l'épargne.
Responsabilité des associés : Leur responsabilité est limitée au montant des apports.
La société en nom collectif (SNC)
Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2 associés.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : Leur responsabilité est solidaire et indéfinie.
La société en commandite simple
Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2 associés. Il y a deux types d'associés, les commandités et les commanditaires. Il doit y avoir un minimum de chaque catégorie d'associé.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : La responsabilité des commandités est indéfinie et solidaire. La responsabilité des commanditaires est limitée au montant des apports.
La société en commandite par actions
Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2 associés. Il y a deux types d'associés, les commandités et les commanditaires. Les comanditaires (au moins 3) ont le même statut que les actionnaires d'une société par actions.
Capital minimum et/ou maximum : 1 million DZD entièrement payés.
Responsabilité des associés : La responsabilité des commandités est indéfinie et solidaire. La responsabilité des commanditaires est limitée au montant des apports.
 
Créer une entreprise Algérie Middle East & North Africa
Procédures (nombre) 12,0 6,3
Temps (jours) 18,0 19,5

Source : Doing Business - Dernières données disponibles.

 

Le coût du travail

Le salaire minimum
Le salaire minimum garanti (SNMG) est de 24 000 DZD par mois (environ 185 USD), comme décidé par le Conseil des ministres présidé par le président de la République, depuis janvier 2026.
Le salaire moyen
Le salaire mensuel moyen en Algérie est d'environ 45 000 DZD (environ 347 USD).
Les cotisations sociales
Les contributions sociales payées par l'employeur: 26% du salaire brut est payé par l'employeur sous forme de cotisation mensuelle (tandis que le salarié contribue 9%).
Les contributions sociales payées par l'employé: 9% de taxe mensuelle retenue à la source.
 

La propriété intellectuelle

Les organismes nationaux compétents
Les brevets, marques et copyright sont protégés en Algérie. Pour les brevets, il faut se renseigner auprès de l'Institut National Algérien de Propriété Industrielle (INAPI). Concernant les marques, la demande doit être faite auprès du Centre National du Registre du Commerce (CNCR).
Les organismes régionaux compétents
Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
Les accords internationaux
Membre de l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle)
Signataire de la Convention de Paris sur la protection de la propriété intellectuelle
 

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Les taux standards

Les taxes à la consommation

La nature de la taxe
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (Taxe sur la valeur ajoutée - TVA)
Le taux standard
19%
Le taux réduit
Un taux réduit spécial de 9% s'applique aux : ventes d'électricité et de gaz naturel pour une consommation inférieure à 250 kWh et 2,500 thermies par trimestre ; ventes de fioul lourd, de butane, de propane et de leurs mélanges sous forme de GPL-C ; opérations de prêt sur gages avec les ménages ; ventes de billets de cinéma ; opérations de chantiers maritimes et aériens ; services liés au tourisme, y compris l'hôtellerie, les spas, la restauration classée, les voyages et la location de véhicules touristiques (jusqu'au 31 décembre 2024) ; déchets récupérables et produits issus de la transformation du tilapia ; et ventes de déchets recyclables tels que l'aluminium, le fer, le bois, le verre, le carton, le plastique, le papier, le caoutchouc, les pneus usagés, les moteurs, les boîtes de vitesses, les huiles lubrifiantes, les huiles alimentaires, les graisses et les batteries au plomb.

L'acquisition de produits, biens et services bénéficiant déjà d'une exonération de TVA ou d'un régime de franchise de TVA est soumise au taux zéro.

Les autres taxes à la consommation
Les importations sont soumises à des droits de douane aux taux suivants : exemption, 5%, 15%, 30% ou 60%.

Les produits du tabac sont soumis à un droit d'accise fixé au taux de 5% à compter de 2022. L'article 72 de la LF2024 fait passer le taux sur les produits du tabac de DZD 37 à DZD 50, soit une hausse de 35% de l'ATTP par paquet ou par boîte. Afin d'encourager l'approvisionnement local des fabricants de tabac, l'article 86 porte la contribution de solidarité de 2% à 5% sur les matières premières et intrants utilisés dans la production de tabac. L'article 10 modifie l'article 150 bis du CID, ajustant l'Impôt complémentaire sur les bénéfices des fabricants de tabac : 16% si le taux d'intégration est de 40% ou plus, et 20% s'il est inférieur à 40%. Les nouveaux fabricants de tabac sont soumis à un taux d'imposition de 16% pendant trois ans à compter du début de leur activité, quel que soit leur taux d'intégration.
Une taxe foncière annuelle est prélevée sur les biens immobiliers, avec des taux variant selon la localisation du bien.
Divers droits de timbre s'appliquent.

 

Les taxes sur les sociétés

Impôt sur les sociétés
19 % (taux réduit de 10 % pour les bénéfices réinvestis dans le cadre d'activités manufacturières)
Le taux d'imposition pour les sociétés étrangères

L'impôt sur les sociétés (Impôt sur les bénéfices des sociétés - IBS) est prélevé sur les activités économiques exercées en Algérie quelle que soit la résidence (y compris les revenus générés par l'intermédiaire d'un bureau de représentation et les revenus générés par un cycle commercial complet en l'absence de bureau de représentation).
Selon l'article 137 du Code des impôts algérien, une société est considérée comme une entité résidente fiscale algérienne si elle est constituée en vertu du droit algérien et réalise (a) des activités commerciales, industrielles ou agricoles (obligation de présence physique) ou (b) des bénéfices imposables par l'intermédiaire d'agents dépendants.
En outre, l'impôt sur les sociétés (IS) s'applique en Algérie aux personnes ou entités résidentes et non résidentes si :

  • Elles exercent régulièrement une activité commerciale, industrielle ou agricole en Algérie sans y avoir d'établissement stable selon les lois fiscales traditionnelles.
  • Elles réalisent des bénéfices par l'intermédiaire d'un agent établi en Algérie.
  • Elles exercent en Algérie des activités commerciales qui représentent un cycle commercial complet.
  • Elles réalisent des bénéfices à partir de biens qu'elles possèdent en Algérie.
  • Elles réalisent des bénéfices relevant du champ d'application d'une convention fiscale, qui donne à l'Algérie le droit de les imposer.
La taxation des plus-values
Les plus-values sont généralement imposées comme un revenu ordinaire au taux de l'impôt sur les sociétés (Impôt sur le Bénéfice des Sociétés, ou IBS). Dans certains cas, un abattement de 30% est accordé si les actifs ont été détenus jusqu'à trois ans, ou de 65% s'ils ont été détenus pendant des périodes plus longues.
Une exonération peut être accordée sur les plus-values provenant de la cession d'actifs, à condition que la société s'engage à les réinvestir dans un délai de trois ans.
Les déductions et les crédits d'impôt
En général, les dépenses sont déductibles si elles sont : enregistrées en comptabilité et justifiées par une facture, non expressément énumérées parmi les charges non déductibles, engagées dans l'intérêt de la société, et certaines, liquides et exigibles au cours de l'exercice.
Les dépenses sont déductibles au titre de l'amortissement, des provisions, des charges d'intérêts, des loyers de locaux et d'équipements, des salaires, des charges de retraite, etc. Parmi les dépenses non déductibles figurent notamment les amendes, les cadeaux, les subventions et les frais de restaurant, d'hôtel et de réception non directement liés à l'activité.

Les taux d'amortissement suivent habituellement le schéma suivant : le taux d'amortissement du mobilier de bureau est de 10% ou 20% ; les bâtiments industriels 5% ; les voitures 20% ou 25% (limité à DZD 3 million).
À compter de 2022, le seuil de déductibilité des dépenses de faible valeur est porté de DZD 30,000 à DZD 60,000.
Les frais de démarrage sont déductibles lorsqu'ils sont payés et ne peuvent être ni immobilisés ni amortis. Les créances irrécouvrables sont déductibles si une action en justice a été engagée pour recouvrer la créance ou lorsqu'il est prouvé que la créance est devenue irrécouvrable. Les contributions caritatives sont déductibles (plafonnées à DZD 4 million). Les cadeaux publicitaires sont déductibles jusqu'à DZD 1,000/unité (plafonnés à DZD 500,000).
Les sociétés bénéficiant du label « start-up » ou « incubateur » peuvent déduire 30% de leur bénéfice imposable au titre des dépenses de recherche et développement, ainsi que des dépenses engagées dans des « programmes d'innovation ouverte ». La déduction maximale est plafonnée à DZD 200 million.
Les impôts sont généralement déductibles (à l'exception de l'IBS lui-même, de la taxe d'apprentissage et de formation et de celle sur les voitures particulières).
Les déficits peuvent être reportés jusqu'au quatrième exercice suivant celui au cours duquel le déficit est survenu. Le report en arrière des déficits n'est pas autorisé.

Des incitations sont en outre disponibles pour les investissements éligibles déclarés à l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI), tels que les investissements visant à acquérir des actifs entrant dans la création de nouvelles activités, à participer au capital social d'une société algérienne et à reprendre une activité de privatisation. Des exonérations pourraient s'appliquer à la TVA, à l'IBS ou à la Taxe sur l'activité professionnelle (TAP). Les taux spécifiques dépendent de l'éligibilité de l'investissement au régime général ou au régime dérogatoire (qui requiert une contribution de l'État algérien). Une exonération temporaire d'IBS est accordée aux sociétés investissant qui créent au moins 500 emplois.
Les sociétés résidentes peuvent bénéficier de divers abattements : 25% sur le chiffre d'affaires du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique ; 30% sur les opérations de vente en gros et de vente au détail avec plus de 50% de droits indirects ; 50% sur les opérations de vente en gros et de vente au détail de produits médicinaux classés comme biens stratégiques avec une marge commerciale de 10-30% ; et 75% sur les ventes au détail de certains carburants et le chiffre d'affaires provenant de l'installation de kits GPL/C.

Les autres taxes sur les sociétés
Une taxe foncière annuelle est prélevée sur les biens immobiliers, avec des taux variant selon la localisation. Un impôt sur la fortune s'applique avec des taux variant de 0% (jusqu'à DZD 100 million) à 1% (pour une valeur de patrimoine supérieure à DZD 450 million).

Parmi les autres impôts importants figurent une Taxe locale de solidarité (LST) prélevée sur le chiffre d'affaires mensuel, hors TVA, des opérateurs économiques dans certaines activités (3% pour le transport d'hydrocarbures par canalisation et 1.5% pour les activités minières soumises à l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou à l'impôt sur les sociétés), une Taxe d'apprentissage de 1% de la masse salariale et une Taxe de formation de 1% de la masse salariale (à déclarer et à payer sur une base annuelle).
Les cotisations sociales versées par l'employeur s'élèvent à 26% du salaire brut.
Une Taxe de mutation s'applique aux terrains, aux bâtiments et aux fonds de commerce en activité à un taux de 5% pour les droits d'enregistrement, plus 1% pour les formalités de publication du transfert de propriété des terrains et des bâtiments.

Une taxe de 4% s'applique à l'importation de services (Taxe de domiciliation bancaire, réduite à 0.5% pour l'importation de biens ou de marchandises d'un montant minimum de DZD 20,000). Une taxe sur la pollution est prélevée sur les actifs susceptibles de nuire à l'environnement.
Divers droits de timbre s'appliquent.

Les autres ressources utiles
Directorat Général des Taxes
 

Les conventions de non double imposition

Les pays avec lesquels une convention de non double imposition a été signée
Direction Générale des Impôts
Les retenues à la source
Dividendes : 15% pour les résidents et les non-résidents.

Intérêts : 10%, sauf si le taux est réduit en vertu d'une convention fiscale.

Redevances : 30% pour les résidents et les non-résidents. (sauf disposition contraire d'une convention).

Impôt sur les transferts de succursale (appliqué aux transferts effectués par un établissement stable à son siège étranger) : 15% (sauf disposition contraire d'une convention).

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